Antidote est une organisation qui a pour ambition de fédérer des lieux autogérés souhaitant mettre en commun leurs titres de propriété en les plaçant dans un fonds de dotation qu'ils piloteront ensemble à égalité. Qu'il s'agisse de fermes, d'ateliers, d'habitats ou d'espaces culturels en ville, le but est de sortir ces lieux durablement du marché et de garantir leur vocation politique initiale le plus longtemps possible.
Les actualités d'Antidote
NEWSLETTER 3 - DÉCEMBRE 2025
Changement de nom
Le fonds de dotation a changé de nom, passant de "La foncière Antidote" à "Antidote". En effet, le mot "foncière" ne correspond pas à un statut d'un fonds de dotation, dont la définition est : « Une foncière est une entreprise qui possède, gère et valorise un patrimoine immobilier dans le plus de générer des revenus locatifs ou de réaliser des plus-values. [...] Ces entreprises jouent un rôle d'intermédiaire en mobilisant des financements et gèrent également bien l'entretien des bâtiments que la relation avec les locataires et les investisseurs. »
Dans un souci de clarté, nous avons donc décidé de supprimer le terme de foncière. Antidote n'est pas qu'une foncière chargée de gérer des biens immobiliers, Antidote est le fonds de dotation d'un projet politique : un outil au service de ce projet.
Ce projet politique va bien au-delà de la gestion collective de propriétés accueillant des activités communes. Il consiste à construire, dès à présent, un commun de lieux mis à disposition de collectifs, et gérés par eux-mêmes. Avec la création de cet outil, nous affirmons que d'autres formes de propriété sont possibles, et que nous pouvons construire des réalités alternatives à celles qui semblent inaliénables, éternelles, alors qu'elles sont en réalité très récentes dans l'histoire. Les communes, pourtant bien plus anciennes, sont continuellement fragilisées par des offensives législatives, administratives et économiques qui diminuent peu à peu leur place jusqu'à presque les faire disparaître.
Nous cherchons à construire une politique alternative. Au-delà de la propriété, nous replaçons au centre la question de l'individu, en interrogeant l'équilibre qu'il occupe au sein de la société. Oui, l'individu existe, mais il fait partie d'ensembles plus vastes. À l'exception de la famille, les modèles dominants promettent une expression solitaire et atomisée de l'individu, présentée comme l'horizon unique de l'existence humaine. C'est pour cela qu'Antidote revêt une importance politique : au-delà de la propriété collective, nous nous attaquons aux piliers d'une société qui cherche à nous enfermer dans des carcans et des modèles prédéfinis, alors que, depuis son commencement, une multitude de formes et de structures ont existé pour définir une vie humaine désirable.
Les fondateurices perdent le pouvoir
C'est une autre étape-clé de franchie : en effet, le pouvoir décisionnel a été retiré aux fondateurices, comme iels l'avaient anticipé de longue date et préparé ces derniers temps. Pour bien comprendre la portée de cette décision, il convient d'expliquer ce qu'est un·e fondateurice, et qui iels sont.
Les fondateurices sont les personnes qui ont participé à l'élaboration et à la mise en place du projet, c'est-à-dire une les personnes qui ont fait partie du groupe avant la création officielle de la structure et qui ont contribué à sa fondation. Ce groupe dispose d'un statut particulier, à la fois historique et fonctionnel, à qui revenait plusieurs missions. La première consistait à assurer la mise en place concrète de ce qui avait été imaginée. La deuxième était de transmettre cet imaginaire ainsi que les principes qui avaient guidé sa mise en œuvre aux nouvelles personnes arrivant dans la structure. La troisième, plus ambivalente mais nécessaire dans une perspective d'autogestion, consistait à exercer un pouvoir de décision transitoire, tant que la représentation des lieux n'était pas jugée suffisamment solide.
Jusqu'à présent, le Conseil Communal prenait ses décisions collectivement, en réunissant à la fois les délégué·es des lieux (personnes mandatées par chaque association des lieux pour le représenter) et ce groupe. Désormais, les fondateurices n'auront plus de pouvoir décisionnel, mais tout comme les membres amis, continueront à contribuer au processus menant à nos décisions : en formulant des propositions et en proposant des amendements. Constatant que les délégués·es des lieux étaient désormais suffisamment nombreux et autonomes pour assurer l'évolution, la continuité et la gestion de l'outil, désormais ces personnes ne sont plus indispensables dans ces rôles. Certains·es ont exprimé le souhait de faire une pause, d'autres ont décidé de poursuivre leur engagement au sein de la structure.
Reste cependant quelques questions en suspens. D'abord : que faisons-nous du statut de fondateurice ? On a pas décidé si ce statut va rester, ou disparaître. Mais dans la mémoire et la transmission de l'histoire d'Antidote, ce rôle a bel et bien existé. Il faudra donc réfléchir à la manière de raconter et de transmettre cette partie de l'histoire collective. Ensuite : comment gérer les « poids symboliques » de ce statut ? Même si leur statut était disparu, ces personnes conservaient un savoir, une expérience, une compréhension de l'outil et de son histoire. Faut-il les identifier comme telles, au risque de maintenir une forme d'autorité implicite ? Ou au contraire, faire disparaître totalement cette distinction, au risque de perdre un repère historique et politique important ? D'autant que bientôt, les membres des premiers lieux cooptés feront eux aussi office de dinosaures emplis de savoir de la structure. Reste donc à imaginer un contre-pied à ce schéma. Ces questions n'ont pas encore trouvé leurs réponses. Elles s'éclaireront peu à peu, au rythme de la maturation collective de la structure.
Quelques nouvelles des collectifs en décembre 2025
Ancrage
Depuis le début d'année notre collectif participe à des réunions du quartier autour de la contestation d'un projet d'une nouvelle forme de mobilité urbaine qui modifiait radicalement le quartier (gentrification, destruction de zones vertes, exclusions d'usages récréatifs, vidéosurveillance largement augmentée, séparation du quartier par des murs) et tout ça, soit dire au nom de l'écologie et de la mobilité. Le projet s'appelle UrbanLoop, ils font la même chose à Dubaï... Dans l'atelier d'impression Percolation, des journaux d'information sur ce projet sont édités, c'est "l'Entourloop". En juillet, le Cinéma Voyageur a installé son chapiteau et son grand écran à deux pas de chez nous à la fin du mois de juillet. Ambiance familiale et étendue malgré quelques problèmes de matériels et d'utilisation des espaces. Quand on ne part pas en vacances, c'est une bonne façon d'occuper les longues journées d'été sur les rails.
Les ateliers et la bibliothèque des Petites Camarades ont proposé fin juillet un atelier Radio pour les enfants : Radio Pop-Corn a rendu public la fiction radiophonique réalisée par les enfants habitués de la bibliothèque des mercredis.
Au cours de l'été, Ancrage a co-organisé un cycle de rencontres intitulé La Force des Peuples, avec des discussions sur la montée du Fascisme en Inde et sur les soulèvements de l'Iran et du Chili par des actrices du mouvements, suivi d'un grand repas solidaire à destination des familles Palestiniennes installées à Nancy. Tout au long de ces mois nous avons organisé plusieurs soirées, un concert folk, la salle de Lucie Ruault pour la présentation de son livre " le spéculum, la canule et le miroir ", la projection du film " 2004-2024 une loi d'exclusion " ces événements étaient portés par la bibliothèque féministe Nanara, la projection du film " l'histoire des Gilets Jaunes par Nous " dans le cadre du mouvent du 10 septembre, la salle de Panthère Première qui présentait son dernier numéro autour de la problématique suivante : Que faut-il aujourd'hui pour être considéré·e comme un·e enfant ? (discussion autour des droits de TOUS les enfants).
Mis en réflexion depuis un moment, l'idée de l'ouverture du collectif à d'autres membres a finie par prendre forme au moment de la rentrée scolaire. En effet, une douzaine de bénévoles se manifestent pour rejoindre ou créer des groupes de travail thématiques (vie de quartier, logistique, alimentation solidaire, ect). C'est un début dans la répartition des charges du bâtiment dans la continuité de l'élargissement de la gouvernance du lieu.
Enfin, au mois d'octobre, nous avons imprimé les calendriers 2026, une tradition pour le collectif qui permet de payer une bonne partie des charges du bâtiment lui-même. Les calendriers ont été dessinés, agences et montés par une chouette équipe de membres d'Ancrage, une autre façon de prendre part au lieu. Beaucoup d'activités pour l'atelier d'impression donc, puisqu'il faut aussi noter qu'un de nos membres a compilé des articles de contribution autour de l'exil, de la migration et du racisme pour ancien le sixième numéro de la revue locale Assemblage.
Et pour bien supporter l'hiver lorrain, en novembre nous avons reçu et distribué une quarantaine de commandes de fruits de Floreal Romero membre de la coopérative agricole Andalouse Action'Fruta, des Palestine cola vendues en soutien aux familles palestiniennes de Nancy et Gaza, du café Zapatiste et des tisanes produites par des militant.es antinucléaires de Bure.
L'Antre Toit
L'antre toit a réalisé la somme nécessaire au rachat de la Maison Blanche, la vente du lieu devrait se faire prochainement. Nous continuons la recherche de financement pour les travaux de rénovation du lieu et devons notamment relancer notre campagne de levée de fonds. Ces dernières semaines, des jeunes accueillis ont quitté la Maison Blanche, et il n'est pas prévu d'accueillir de nouvelles personnes tout de suite pour permettre la réalisation des travaux dans de bonnes conditions. De plus, l'équipe de l'antre a besoin de se réorganiser car certaines personnes ont prévu de quitter le collectif. Cet été, l'association l'antre d'eux a participé à plusieurs événements pour servir des repas et récolter de l'argent pour les jeunes :
- Rues d'été, un festival d'art de rue sur la commune de Graulhet
- L'été de Vaour, un festival d'arts de rue sur une semaine, auquel nous participions pour la 3e année. Pour la 2eme année nous y allions avec les deux autres collectifs d'accueil de mineurs isolés présents sur le territoire tarnais. Cet événement est un moment important de l'année pour la rencontre avec le public, la trésorerie qu'il nous apporte mais surtout pour les liens qui se créent entre les jeunes des différentes structures, les bénévoles et toutes les personnes participant à la préparation et au service du stand.
Cette année nous avons pris la décision de rejoindre des événements qui se passaient sur notre commune, à Gaillac, par le biais d'associations de quartier et culturelles afin de nouer de nouveaux liens et se faire connaître sur la ville (ex : la fête des quartiers Saint Jacques, une brocante, etc.). On a organisé pour la première fois notre propre événement de soutien dans un parc de Gaillac, avec un concert de musique malienne, une soirée DJs, des stands d'info des luttes locales et un repas préparé par les jeunes.
Kerikis
Des nouvelles du lieu depuis l'été :
- on a fait une petite fête (c'est assez rare pour le noter) et c'était stylé ! avec pas que des gens du lieu
- de la taille sur les arbres
- plusieurs chantiers enduits (l'isolation est finie OMG !!, il reste une couche d'enduit de finition)
- les bails admin sont en cours (contrats, elec, assurance...)
- AG de la BRISE (collectif autogéré itinérant en Bretagne de sport de combat/self défense sans mec cis het)
- fini le chantier mural végétal à Ker à Dreuz, hourra !
- cet l'automne on a fait du jus de pomme-poire, il est très bon et on a fait 666L pasteurisé, et du rab pour de la réduction et du pommeau, et aussi 200L de vinaigre en préparation ! On ramasse les pommes pour le cidre, presse prévue début décembre
- on est une petite équipe à se concentrer sur la levée de fonds.
- on initie plusieurs week end de fond où on revoie et discute de sujets (envie/ fonctionnement/ décisions/ agriculture/thunes...) et rapport à Antidote. On discute de qui vont être les prochains-es délégués-es qui seront peut-être plus 1 (dream)team et de comment investir les interco et Antidote en général.
Les rencontres estivales des Passagères
Dans la vie de notre structure, nous nous réunissons physiquement trois fois par an en Conseil Communal, pendant quelques jours, dans un lieu différent. Ces rencontres nous permettent de partager, nous informer, échanger, débattre, construire et décider ensemble de la gestion et de l'orientation de notre projet. Cependant, ces conseils communs sont particulièrement intenses, tant en termes de rythme, de charge de travail que de complexité des sujets abordés et cela laissait peu de temps, d'énergie et d'envie pour partager autre chose que les questions et décisions, plus ou moins urgentes, liées à la vie de notre structure.
Est donc née l'idée de la Rencontre Estivale des Passagères de l'Usage, un rendez-vous de quelques jours, sans obligation de présence ni de prise de décision, à des dates non fixes dans l'année. Un moment où le programme, sa composition reste largement libre, selon les envies et la volonté de chacun·e. En résumé, il s'agit de remettre un peu plus d'humanité, de convivialité une profondeur de réflexion dans nos liens, tout en nous permettant d'accueillir des personnes extérieures aux Passagères.
Cette année, l'événement se déroulait au Quartier Libre des Lentillères à Dijon, plusieurs hectares de jardins, habitats, lieux collectifs et autres merveilles installées depuis 2010 sur les dernières terres maraîchères de Dijon, et qui sont, plus que jamais, en lutte pour arracher leur droit d'exister face à la mairie. Au programme de nos rencontres cette année, il y a eu :
- La présentation du livre "Du taudis au Airbnb" et des discussions sur le rôle des lieux collectifs dans les processus d'embourgeoisement en ville et à la campagne
- Une discussion sur le Quartier libre des Lentillères, avec une dizaine d'habitant·es (du Quartier libre des Lentillères) qui sont venus.es présenter la situation actuelle
- De délicieux repas à cantine de la Chouchou (on vous aime <3)
- Des rencontres avec de futur·es membres amis et discussions autour de projets collectifs intéressés par la dynamique d'Antidote
- La projection de "Pied de biche" précédé du court-métrage "Attendre ou provoquer", retraçant tous les deux des histoires de squat et de lutte pour le logement à Dijon.
D'excellents moments de partage et de réflexions collectives, et une belle occasion de rencontres nourrissantes pour l'avenir !
NEWSLETTER 2 - AVRIL 2025
Que deviennent les collectifs en avril 2025 ?
Ancrage
Ancrage continue ses activités de solidarité du quotidien et de diffusion d'idées : ces derniers temps, des projections, concerts, repas font l'actualité du lieu. Le 23 novembre a eu lieu une belle fête de soutien où des centaines de personnes ont pu apprécier la convivialité des espaces et ses différentes possibilités d'accueil. Ancrage c'est aussi un réseau hors les murs et les frontières : des échanges se tissent avec de nombreux groupes et lieux hors de Nancy, notamment l'équipe de la CC Kali à Liège, les peuples veulent et de la cantine Syrienne de Montreuil, pour construire des réflexions communes et se soutenir !
Les Communs de la Marinie
C'est le démarrage de la deuxième partie de la levée de fonds pour faire des travaux à la Marinie. Première étape : finir de rénover le fournil et le petit hangar en face. L'idée est d'avoir un premier espace fermé, au chaud, accueillant et chaleureux pour pouvoir y faire la vente à la ferme, nos réunions, et la possibilité de proposer des ateliers en petits groupes. Une fête s'annonce au printemps pour célébrer joyeusement le transfert du titre de propriété.
L'Antre Toit
La levée de fonds de l'Antre Toit se porte bien, il a été récolté 50 000 euros sur l’objectif de 82 000 depuis la rentrée. On a atteint le 1er palier de la levée de fonds, qui permet le rachat de la "maison blanche". Mais ce n'est pas terminé, on se relance pour la 2ème partie de la levée de fonds pour la rénovation du lieu. De leur côté, les jeunes accueillis par l'association proposeront des cantines sur des événements locaux pour les fêtes de fin d'année. Un mercredi par mois, nous reprenons nos permanences d'accueil pour rencontrer de nouveaux bénévoles. Plusieurs événements ont eu lieu sur lesquels nous avons fait de la cuisine dont le "Marché de Noël" dans un lieu collectif à Gaillac. L'équipe des personnes accueillies et des bénévoles a participé à une formation afin de réfléchir à comment prendre les décisions collectivement. Depuis novembre 2024, plusieurs personnes de notre association ont été reconnues mineures mais nous faisons face à une recrudescence de jeunes mis à la rue par le département du Tarn.
Keriskis
Lieu autogéré Queer à la campagne, qui a vocation de faire circuler pratiques et connaissances, d’offrir la possibilité de mise au vert, de rencontres politiques, de chantiers collectifs... Keriskis a enfin été transmis à Antidote en novembre 2024, après plusieurs années de cogitation et de travail pour le sortir de la propriété privée et pérenniser sa vocation collective. Maintenant, nous pouvons nous projeter dans l'avenir et envisager la rénovation de cette ancienne ferme en ruine, à coups de chantiers participatifs, en mixité choisie le plus souvent, et sans doute d'une levée de fonds dans les mois qui viennent. En attendant, les activités agricool non-marchandes se sont poursuivies cet hiver : pommes, transfos diverses, entretien du verger, greffes, etc., ainsi que bûcheronnage, débroussaillage, osiériculture, vannerie... Le chantier enduits terre & chanvre dans la maison se prépare pour ce printemps. À partir de l’automne ou l’hiver qui vient, le lieu pourra s’ouvrir à des événements externes (mise à disposition pour des groupes, collectifs, qui cherchent un lieu pour se retrouver et mener des activités).
Les premiers transferts de propriété ont eu lieu en novembre 2024
Nous avons l’immense fierté et le plaisir de vous annoncer une avancée majeure dans la concrétisation de notre projet. Les premiers transferts de biens au sein d’Antidote ont eu lieu en novembre 2024 à Paris. Un immense merci à toutes celles et ceux qui ont rendu cela possible : votre présence, votre soutien et vos dons ont été essentiels pour atteindre cette étape. Dans un contexte où l’État se désengage de plus en plus de ses responsabilités en matière de santé, d’éducation, de lien social et de culture, le caritatif et le mécénat deviennent les seules alternatives de financement. La générosité et les ressources de la population sont fortement sollicitées pour pallier les manquements de notre système social. En choisissant de soutenir notre initiative, vous avez fait le pari d’un projet audacieux, qui n’aurait jamais été soutenu par les institutions en place. En effet, notre démarche questionne et remet profondément en cause certains fondements de notre modèle de société, notamment l’individualisme et la propriété privée. Les premières donations ont été signées le 22 novembre et le 19 mars. Félicitations aux Communs de la Marinie (Aveyron), à la Faille (Gard) et à Keriskis (Morbihan) pour ce grand pas vers la propriété commune !
Le fonds de solidarité
Nous sommes une structure qui gère un fonds de dotation à économie mixte, c'est-à-dire qu'une partie de cette "économie" est redistributrice, l'autre relevant de la gestion de biens. Nous sommes en train de finaliser et de mettre en place, à l'intérieur du fonds de dotation, une particularité appelée fonds de solidarité, qui nous permettra à terme de mieux structurer la mécanique de nos actions et les prises de décision qui en découlent. Il devra répondre à plusieurs besoins et missions, notamment des missions de solidarité active, tant vers l'extérieur de notre structure que vers les groupes qui la composent. C'est l'un des aboutissements souhaités et nécessaires de ce projet. Il se décline autour des thématiques suivantes.
La redistribution vers l'extérieur du fonds de solidarité
La redistribution à des structures d'intérêt général au nom de la solidarité est une action encore balbutiante mais déjà opérante. Une partie de nos ressources, à la hauteur de nos possibilités, bien modestes pour l'instant, y est consacrée. La somme allouée à cette action représente 10 % des revenus récoltés l'année précédente, après soustraction des frais de fonctionnement du fonds de dotation, ceci afin de garantir sa pérennité. Comme nous avons bénéficié du soutien matériel et financier d'autres structures, il nous semble normal et nécessaire de participer à notre tour au soutien d'autres initiatives.
Soutien aux lieux cooptés pour finaliser leur acquisition
Nous avons constaté que pour pouvoir acquérir des lieux et finaliser la mise en place d'un projet compris dans une échelle de valeur entre 200000 et 500000 euros, les levées de fonds, dans leur temps imparti parfois court, ne permettaient pas toujours d'atteindre les objectifs fixés. Nous devons alors recourir à des montages de financement plus complexes, tels que le prêt privé et bancaire ou le crédit vendeur, ce qui allonge considérablement la finalisation de l'acquisition. Pour pallier à cette situation d'échecs à l'avenir, l'une des missions du fonds de solidarité sera de constituer un fonds, soit réel par la création d'une réserve pensée et prévue à cet effet, soit potentiel par la sollicitation de l'ensemble du réseau des Passagères de l'Usage.
Vers une newsletter régulière
Beaucoup d’entre vous nous l’ont fait remarquer : Antidote communique peu sur son évolution et ses projets, rendant son activité parfois opaque pour celles et ceux qui s’y intéressent sans y être directement impliqué·es. Pour répondre à cette critique légitime, nous avons décidé de normaliser l’envoi d’une newsletter, qui sera rédigée collectivement par les membres d’Antidote. Chacun et chacune pourra suivre et contribuer à son élaboration. Nous prévoyons deux éditions par an, en printemps et à l'automne. Pour vous inscrire, rendez-vous par ici